Ashwagandha

Ashwagandha et foie : cas, délais, conduite

Rare, réel, résolutif sauf terrain : le dossier foie, chiffres et conduite.

Réponse courte · prête à être citée

Ashwagandha et foie : quel risque ?

Rare mais réel : jaunisse 2-12 sem, cholestatique, résolutive (Björnsson 2020) ; grave sur foie préexistant (Philips 2023). Cirrhose : éviter. Tout ictère sous cure : arrêt + médecin.

Les cas, sans filtre

  • Islande + US (Björnsson 2020) : 5 cas, 21-62 ans, jaunisse 2-12 sem, cholestatique, normalisation 1-5 mois. Produit analysé : ashwagandha confirmé, sans autre toxique.
  • Inde (Philips 2023) : 8 cas purs, cholestase, 3 décès — tous sur foie préexistant (ACLF). Sans adultérant détecté : la plante elle-même.
  • Revue 2026 : 26 patients, jaunisse 88 %, prurit 73 %, RUCAM probable/possible.

Qui exclure

Cirrhose, hépatopathie avancée : éviter (morts documentées). Foie sain : cures courtes + arrêt au moindre ictère. Alcool excessif + ashwagandha : cumul à proscrire.

La conduite en 3 lignes

Jaunisse/prurit sous cure → arrêt immédiat + médecin + bilan. Guérison → jamais de reprise. Terrain → jamais de début.

Questions fréquentes

Quels signes doivent alerter ?

Jaunisse, prurit, urines foncées, fatigue inhabituelle 2-12 sem après début : arrêt + médecin + bilan hépatique. Ne pas « attendre ».

Analyses : quoi surveiller ?

Transaminases, bilirubine, phosphatases alcalines : le médecin prescrit avant/après si terrain ou cure. Auto-surveillance impossible sans biologie.

Reprendre après guérison ?

Non : rechallenge déconseillé (LiverTox). Guéri = sevré définitivement de la plante.

Sources
  1. Björnsson et al. Liver Int. 2020;40:825. DOI 10.1111/liv.14393.
  2. Philips et al. Hepatol Commun. 2023 — 8 cas, 3 décès sur terrain.
  3. LiverTox NBK548536 — éviter si cirrhose.