Les faits, sans filtre
- Italie : ~20 hépatites liées à des compléments au curcuma (phytovigilance).
- France : 100+ signalements (nutrivigilance ANSES) dont 15 hépatites.
- Profil-type : formulations haute biodisponibilité + fortes doses, souvent avec pipérine ; déchallenge positif (ça rentre à l’arrêt).
- Voies biliaires : effet cholérétique → contre-indiqué (lithiase, cholestase).
Qui est concerné ?
Foie fragile, hépatite en cours, voies biliaires atteintes, polymédication (AVK notamment), grossesse : avis avant, pas excuses après. Et toute jaunisse sous complément = urgence relative, pas forum.
La hiérarchie du risque
Épice ≈ zéro < classique <153 mg < classique fort < boosté < boosté + AVK/polymédication. Chaque marche change le cadre : cuisine libre, classique prudent, boosté médical.
Questions fréquentes
Quels signes doivent alerter ?
Fatigue inhabituelle, jaunisse, urines foncées, démangeaisons, douleurs abdominales sous complément : arrêt + médecin + bilan hépatique. Ne pas « attendre que ça passe ».
Foie sain + classique <153 mg : tranquille ?
C’est le cas le plus sûr documenté — sans garantie absolue (polymédication, susceptibilités). Tout symptôme : même conduite, arrêt + avis.
Et les reins ?
Pas de signal rénal spécifique documenté comme pour le foie : le point de vigilance curcumine, c’est l’hépatique et le biliaire.
- ANSES nutrivigilance curcuma. 2022 — IT ~20, FR 100+ dont 15 hépatites.
- Lombardi et al. (Toscane). 2020 — boostées + fortes doses, déchallenge positif.