Vitamine E

SELECT : +17 % prostate à 400 UI

620 contre 529 cancers : l’essai qui a retourné la vitamine E — chiffres et leçons.

Réponse courte · prête à être citée

Vitamine E et prostate ?

SELECT : +17 % à 400 UI/j (Klein 2011) — jamais en prévention. Dépistage urologique, pas gélule.

Le protocole

35 533 hommes, 4 bras (E 400 UI, sélénium 200 µg, combo, placebo), 7-12 ans prévus : le plus grand essai prévention prostate. Arrêt suppléments à 7 ans (futilité).

Les résultats qui comptent

E : HR 1,17 (620 vs 529, p=0,008). Sélénium : 1,09 NS. Combo : 1,05 NS. +1,6 cas/1000 personnes-années (E) : modeste en absolu, massif en symbole — la prévention promise qui nuit.

HOPE et ATBC : le contexte

HOPE (E 400 UI, cardio) : neutre. ATBC (50 UI, fumeurs finlandais) : signaux fragiles contradictoires. Trois grands essais, trois réponses différentes selon dose et population : d’où EFSA 2024 — preuves insuffisantes pour conclure dans un sens comme dans l’autre, et surtout jamais de prévention.

La leçon

Mégadoses antioxydantes : courbe en U (ATBC/CARET/SELECT). Jamais de E forte en « protection » — dépistage (PSA, toucher) à la place.

Questions fréquentes

Arrêt anticipé : pourquoi ?

Futilité (aucune chance de bénéfice) + signal prostate : le comité a stoppé les suppléments à 7 ans. Continuer aurait été contraire à l’éthique.

Sélénium aussi en cause ?

Non significatif seul (HR 1,09, p=0,18) : le signal, c’est la vitamine E (HR 1,17, p=0,008). Combo : 1,05, non significatif.

ATBC contredit ?

50 mg, fumeurs, secondaire non dépisté : -35 % fragile. Contextes trop différents pour trancher — d’où EFSA 2024 : preuves insuffisantes pour conclure.

Sources
  1. Klein et al. JAMA. 2011 (SELECT) — HR 1,17 (1,004-1,36).