Probiotiques

Souches : la règle souche-spécifique

L’effet d’une souche meurt avec elle : la règle qui disqualifie 80 % des étiquettes.

Réponse courte · prête à être citée

Pourquoi le code souche compte ?

L'effet d'une souche ne s'extrapole pas (EFSA) : BB-12 n'est pas « bifidus » générique. Sans code, non évaluable — refuser l'étiquette.

La règle en une phrase

Pas de code, pas d’évaluation, pas d’achat (sauf yaourt-plaisir assumé).

Pourquoi c’est dur

Des milliers de souches, des effets fins, des essais par souche coûteux : l’industrie préfère le flou générique (« 10 souches ») au dossier par souche. L’EFSA préfère l’inverse — d’où zéro allégation.

UFC et DLC : les deux autres chiffres

UFC/gélule à la date de péremption (pas de fabrication) + DLC réelle : une souche prouvée morte ou sous-dosée ne vaut rien. Exiger les trois (code + UFC péremption + DLC) : 95 % du rayon éliminé en trois minutes.

Appliquer la règle

Lire les codes, vérifier qu’ils correspondent à des souches étudiées pour VOTRE indication, exiger UFC + DLC. Trois minutes qui éliminent 80 % du rayon.

Questions fréquentes

Même espèce, autre souche : pareil ?

Non démontré : l’EFSA exige la preuve par souche. « Lactobacillus » seul ne veut rien dire d’évaluable.

Où trouver le code ?

Étiquette sérieuse : lettres + chiffres (BB-12, LGG, LA-5…). Absent = non évaluable = refus.

Mélanges : addition des effets ?

Non démontré : chaque souche s’évalue séparément. Un mélange n’hérite d’aucune preuve automatiquement.

Sources
  1. EFSA Journal. 2010;8:1470 — souche-spécificité, non-extrapolation.