Multivitamines

Seniors : le cas légitime (encadré)

Le seul public où le multi est souvent justifié — et le plus encadré : polymédication oblige.

Réponse courte · prête à être citée

Senior : multivitamine utile ?

Cas le plus légitime (dénutrition, appétit) + avis médical (polymédication : K/AVK, calcium/thyroïde). Encadrement maximal.

Pourquoi légitime

Apports bas + absorption moindre + besoins maintenus : l’équation la plus favorable au multi. Reste l’équation des interactions : jamais sans avis (K/AVK en tête).

Signes de dénutrition à connaître

Perte de poids involontaire, fonte musculaire, fatigue, cicatrisation lente, albumine basse : 30-50 % des hospitalisés âgés sont concernés — bien avant le multi, c’est l’apport protéino-énergétique (repas enrichis, collations) qui se traite, avec diététicien.

EHPAD et polypathologie : redoubler d’encadrement

Institution + 5+ médicaments + troubles de déglutition : formes liquides/écrasables sur avis pharmaceutique (galénique !), interactions maximales, réévaluation rapprochée. Le multi du senior fragile est un acte d’équipe (médecin, pharmacien, diététicien), jamais un achat famille.

Le protocole senior

Bilan (D, B12, fer, albumine…), formule adaptée, interactions purgées, réévaluation : le multi senior est un acte médical délégué, pas un achat.

Questions fréquentes

À partir de quel âge ?

Pas d’âge couperet : dénutrition, appétit bas, perte de poids = critères, pas 60 ou 75 ans. Avis médical dans tous les cas.

Interactions : lesquelles ?

K + AVK, calcium/fer + thyroïde/antibiotiques, D + thiazidiques : pharmacien/médecin systématiques.

Formule senior spécifique ?

Utiles si adaptées (D, B12, sans fer inutile) : vérifier ligne par ligne comme tout multi — l’âge ne dispense pas de lecture.

Sources
  1. Principe : dénutrition senior + polymédication (avis médical systématique).