Canneberge

Les 36 mg de PAC : histoire d’un chiffre

36 milligrammes : le chiffre le plus cité du rayon urinaire — histoire, portée, limites.

Réponse courte · prête à être citée

Pourquoi 36 mg de PAC ?

Quantité des essais Afssa liée à l'allégation adhésion E. coli — pas une preuve d'efficacité clinique. Exiger le dosage, connaître sa portée.

2003 : l’avis fondateur

Jus concentré + poudre : allégation adhésion acceptée, 36 mg PAC/j (essais femmes). Naissance du chiffre — comme quantité d’allégation, pas comme preuve.

2004-2007 : les extensions

Cocktail/nectar (2004), fraîche/purée (2007) : mêmes 36 mg, matrices proches. CSS/CSSA : données insuffisantes — première fissure entre teneur et effet.

2008 : le chaînon Afssaps

Afssaps 2008 (bon usage) : ECBU + eau 1,5 L + mictions — la canneberge en appoint éventuel, jamais en base. Le chaînon manquant (adhésion → infections évitées) reste entier : l’EFSA l’a dit en 2009, l’ANSES en 2011, rien n’a changé depuis côté clinique.

2009-2011 : le plafond

EFSA 2009 (insuffisant, même à 80 mg), ANSES 2011 (pas de préventif) : les 36 mg ouvrent un libellé, pas une efficacité. Depuis : le marketing cite le chiffre en oubliant la phrase.

Questions fréquentes

Qui a fixé les 36 mg ?

Les essais des dossiers Afssa 2003 (femmes 30 et 78 ans) : quantité liée à l’allégation adhésion, reprise en 2004 et 2007. Pas une DJA, pas une recommandation sanitaire.

36 mg = toutes les canneberges ?

Non : Vaccinium macrocarpon dosée. Autres baies, jus dilués, CSS : quantités et matrices différentes — l’allégation ne voyage pas seule.

Et les 80 mg vus parfois ?

Dose du dossier EFSA 2009 (80 mg/portion) : insuffisant quand même au niveau UE. Plus de mg ne répare pas le chaînon clinique manquant.

Sources
  1. Afssa NUT2003sa0056. 2003 + NUT2004sa0214. 2004 + NUT2006sa0256. 2007.