Pourquoi les seniors sont prioritaires
Triple peine : peau qui synthétise moins, sorties plus rares, apports alimentaires faibles. Ajoutez la polymédication — et vous avez le public où le rapport bénéfice/risque de la supplémentation est maximal, à condition d’un cadre médical.
Muscle, chutes, fractures
La D entretient la fonction musculaire (allégation autorisée) — et le muscle tient debout. L’UE reconnaît un effet sur les chutes des 60+ à 20 µg/j toutes sources (Règlement 1228/2014, compléments apportant au moins 15 µg). Traduction pratique : D quotidienne + marche/musculation légère + calcium alimentaire = le trio qui prévient les fractures, pas la D seule.
Précautions spécifiques
- Thiazidiques : + D = risque hypercalcémie — avis médical, dosage.
- Lithiases calciques : calcium + D à valider, jamais en solo.
- Insuffisance rénale : l’activation rénale est touchée — formes actives sur prescription uniquement.
- Automédication aux mégadoses : le senior est la première victime des « cures d’attaque » — 15-20 µg/j, pas 100.
Questions fréquentes
Quelle dose après 60 ans ?
Repère 15 µg/j ; l’allégation UE sur les chutes (Règlement 1228/2014) vise 20 µg/j toutes sources, compléments apportant au moins 15 µg. Souvent associée au calcium. Avis médical : polymédication fréquente.
Vitamine D + calcium : obligatoire ?
Logique mais pas automatique : la D fait absorber le calcium alimentaire d’abord. Supplément calcique seulement si apports insuffisants (avis médical, lithiases).
Thiazidiques et vitamine D : compatible ?
Sous surveillance : ces diurétiques + D peuvent faire monter le calcium. Signalez toute supplémentation au médecin — ne cumulez pas seul.
- EFSA Journal. 2016;14(10):4547 — AI 15 µg/j, UL 100 µg/j.
- Règlement UE 1228/2014 — allégation chutes 60+ (20 µg/j toutes sources, compléments ≥15 µg).