Vraie carence vs statut bas d’hiver
Il faut distinguer deux situations que le discours commercial confond :
- Statut bas saisonnier (fréquent d’octobre à mars) : 15 µg/j + retour du soleil suffisent.
- Carence sévère : rachitisme (enfant), ostéomalacie (adulte) — douleurs osseuses, faiblesse musculaire, fractures : médical, urgent, dosé.
Signes évocateurs (non spécifiques)
Fatigue persistante, douleurs osseuses diffuses, faiblesse musculaire, fractures à faible traumatisme. Aucun n’est pathognomonique : le dosage tranche — 25(OH)D, cible 50 nmol/L (20 ng/mL), en tenant compte de la méthode du laboratoire.
Qui doser en priorité ?
Nourrissons (suivi pédiatrique), femmes enceintes, seniors (chutes, fractures), peaux foncées peu exposées, maladies rénales/hépatiques, traitements interférents (antiépileptiques, orlistat). Adulte sain en hiver : 15 µg/j saisonniers sans dosage systématique — avis pharmacien.
Questions fréquentes
Quel taux indique une carence ?
Cible EFSA : 50 nmol/L (20 ng/mL). En dessous, statut insuffisant ; carence sévère bien plus bas (rachitisme/ostéomalacie). Seul le médecin interprète, méthode de dosage variable.
Fatigue = manque de vitamine D ?
Pas automatiquement : la fatigue est non spécifique (fer, thyroïde, sommeil, D). Ne supplémenter fort qu’avec un dosage, pas sur un symptôme seul.
Faut-il arrêter la D avant une prise de sang ?
Une supplémentation récente gonfle le taux : le médecin indique le délai. Et on ne dose pas tous les mois — le statut évolue lentement.
- EFSA Journal. 2016;14(10):4547 — cible 50 nmol/L, variabilité des dosages.
- ANSES NUT2012sa0142 — apports FR médians ~2-3 µg/j.